Les livres augmentés
Le livre augmenté a pour objectif d’allier les qualités d’un livre papier aux prouesses que peut réaliser le numérique. On retrouve des livres augmentés dans plusieurs formes de textes, comme les albums jeunesse, les romans de fictions, les livres documentaires.
C’est une méthode qui permet d’incruster des éléments virtuels dans notre réalité (ici le livre).
Cet ajout est calculé en temps réel grâce à un système informatique de détection et de calcul de l’espace avec l’appareil photo d’un téléphone ou d’une tablette. Le but étant de pouvoir entrer en interaction avec les éléments et de bouger autour de l’objet physique. Il existe également plusieurs possibilités d’augmentation d’un texte tel que les QR codes qui renvoient à des pages web, des applications de lectures qui animent l’histoire, des applications plus poussées qui lient histoire, jeux vidéos, interactions.
Les contenus augmentés ne doivent pas simplement accompagner l’histoire, mais doivent apporter des éléments en plus, que l’on ne peut trouver que via ce procédé.
« Un livre enrichi est avant tout un livre disponible sur un support de lecture numérique auquel on peut ajouter des effets sonores, visuels (ex : e-book).
Florence Rio, Maître de conférences, Université de Lille
Le livre augmenté quant à lui associe un livre au format papier
avec des dispositifs virtuels et technologiques (téléphones, tablettes..) de différents genres qui permettent une extension narrative ou des interactions. »
En effet, si l’appareil numérique ne doit pas être support de lecture, le livre ne doit pas non plus être un support pour la réalité augmentée que l’on ne regarderai qu’une seule fois. Il doit y avoir un équilibre, une collaboration entre l’objet physique et la technologie. La réalité augmentée s’associe, s’accumule à la réalité mais ne la remplace pas.

Mais alors, qu’apporte la littérature augmentée à la narration ?
Dans la littérature augmentée, on peut caractériser la narration comme transmédia. Ce terme est issu du concept anglais «transmédia storytelling» par Henry Jenkins (chercheur et essayiste américain) en 2003. La narration transmédia se différencie de la narration classique par la diversité des contenus et la profondeur narrative de l’univers qu’elle exploite. Il s’agit de combiner plusieurs médias qui développe une expérience riche et cohérente. Chaque média utilisé a ainsi un contenu différent et autonome par rapport
aux autres. Bien entendu, le graphisme s’invite largement dans ce domaine. Motion design, illustrations, jeux de typographies participent à donner vie au livre physique.
Bien que le livre augmenté témoigne souvent d’une grande créativité et des aspects graphiques intéressants, il se retrouve prisonnier par son manque de moyens. Par conséquent, une fois que les contenus ont été vus et explorés, l’expérience perd de son charme. L’utilisateur ne ressent alors plus le besoin de consulter le livre ou son application.
Mes premières questions :
- Comment conjuguer littérature et expérience augmentée ?
- Quel est le rôle du graphiste dans la littérature augmentée ?
- La littérature augmentée, une expérience à usage unique ?
